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 La Lettre de L'Agora, Vol. 10 no 4, 13 février 2018

Vol. 10 No 4 Justice, les enfants de l’écran, actualités, la reconnaissance faciale 

Dons

Nos objectifs n’ont pas changé. Dans l’immédiat, continuer d’offrir de modestes honoraires à notre seul collaborateur rémunéré, si l’on peut dire. À moyen terme, opérer une mise à jour de nos sites sur les plans techniques et infographiques. À plus long terme, faire le nécessaire pour assurer la pérennité des huit sites de notre portail encylopédique.

Les samedis de l'Agora à Magog

Fin de la session d'hiver. Reprise en avril.

http://agora.qc.ca/Dossiers/les_samedis_de_lagora

Table des matières

 

Appel aux dons - La campagne 2017-2018

Actualités

Justice

Écologie

Histoire

Les îlots de l'Agora


 

Appel aux dons - La campagne 2017-2018

 

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Dons, par Internet ou par la poste

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Actualités

L’asservissement numérique des enfants, par Andrée Mathieu

Quand les plus brillants psychologues et ingénieurs en informatique de l’Université Stanford s’associent pour concevoir des produits destinés à consommer le temps et l’attention des utilisateurs, qui doit porter le blâme si un jeune homme comme Thomas Taillefer est poussé à commettre l’irréparable? La victime, ses parents ou les irresponsables qui l’ont consciemment fait entrer dans le cercle vicieux de la dépendance?  On connaît le sort qui a été réservé à Socrate par un tribunal démocratique, pour avoir soi-disant corrompu la jeunesse. N’est-ce pas ce qu’ont fait, de leur propre aveu, les fondateurs de Facebook ? Les concepteurs des produits qui créent une dépendance (jeux vidéo, réseaux sociaux, partage de photos ou de vidéos, etc.) devraient-ils subir un sort semblable à celui des cigarettiers?

La reconnaissance faciale (nouveau dossier)

Quand la reconnaissance se substitue à la Reconnaissance. Commentaire de l'un de nos amis, reproduit dans le dossier Reconnaissance faciale. « Vivement le voile intégral pour tous! » Réplique d'un autre ami : « Pour la reconnaissance faciale, j'ai eu la même réaction que toi, mais ma conviction intime (ou mon espoir?) est que tout cela s'effondrera le jour où l'artifice techno-industriel aura atteint son point limite, ce qui ne saurait tarder. » Dans le même dossier, l'hypertrophie de l'œil : prospection, inspection, introspection. Le visage selon Emmanuel Levinas.

Le Québec sous perfusion américaine, par Jacques Dufresne

Le nationalisme naïf et natif, par Jacques Dufresne

Nous donnons notre temps et notre attention sans compter aux géants de la Silicon Valley. Nos ancêtres rapportaient de l’argent des États-Unis.

La pitié et la férule, par Nicole Morgan

Plus besoin de voler une orange pour attirer les foudres. On punit les pauvres parce qu’ils sont pauvres. Paul Krugman l’avoue : « Cela fait peur. » Le Prix Nobel d’économie n’arrive pas à trouver le sens des mesures économiques imposées par la Banque des règlements internationaux (BRI) (Bank for International Settlements: BIS) qui s’en prend aux plus fragiles et aux démunis. Cela n’a, dit-il, aucun sens économique.

Jacques Languirand, passoire ou passeur?, par Jacques Dufresne

Il est certes resté à la surface de bien des thèmes, de bien des livres. Il pouvait donner l’impression de n’être qu’une passoire, mais c’était peut-être pour occulter le fait qu’il était un passeur, un passeur d’idées présentant un haut degré de cohérence. Dans le chaos où il semblait se complaire, il creusait un canal dans une direction bien précise, celle de la vie, de l’incarnation.

La géo-ingénierie (nouveau dossier)

Compte tenu de la complexité du climat, la géo-ingénierie ne peut se livrer qu’à des expériences, mais dans ce cas, les expériences ne sont pas faites dans une éprouvette à l’intérieur d’un laboratoire bétonné, l’éprouvette c’est la Terre elle-même. On joue à la roulette russe avec elle. Voir dans ce dossier, la vidéo de Arte. Les apprentis sorciers de la géo-ingénierie et le point de vue d’Andrée Mathieu sur la géo-ingénierie à la lumière de la complexité.

Marie-Victorin et la sexualité

Il n’était pas le premier Frère enseignant à s’intéresser simultanément aux plantes et à la sexualité humaine. Johann Gregor Mendel (1822-1884) l’avait précédé dans cette voie en découvrant les lois de l’hérédité longtemps avant que le botaniste hollandais Hugo de Vries ne les découvre à son tour donnant ainsi une seconde chance au darwinisme, incohérent sans cela. Marie-Victorin a suivi de près ces événements.

Le combat moderne contre l’obésité ou le déni de l’autre et du temps, par Nicole Morgan

C’était il y a de cela presque vingt ans. L’obésité devenait un sujet de recherche de pointe. Dans l’Amérique anglo-saxonne, on se demandait, avec une pointe d’envie, comment les Français pouvaient, sans balances et sans éprouvettes sur leur table, arriver à si bien manger tout en conservant leur ligne. Nicole Morgan, philosophe et anthropologue, avait grandi à Dijon, au cœur de la gourmande et appétissante Bourgogne et elle n’était pas devenue obèse. Un éditeur de Toronto lui demanda de livrer son secret au continent lourd. Voici la préface poétique de ce livre qui n’a pas encore été publié.

Les infirmières : sans elles les hôpitaux seraient peut-être encore des mouroirs

http://agora.qc.ca/Dossiers/Florence_Nightingale
Les infirmières ont un passé prometteur pour leur avenir. La légende qui entoure Florence Nightingale ne doit pas nous faire oublier qu'elle a joué un rôle déterminant dans la lutte contre les maladies infectieuses, au même titre que Semmelweis, John Snow et Pasteur. En 1856, dans un grand hôpital militaire de Scutari, en banlieue de Constantinople, Florence Nightingale fit passer le taux de mortalité en moins d'un an de 42 pour cent à 22 pour mille, grâce à des soins infirmiers efficaces et intelligents, grâce aussi, il faut le dire, à une personnalité très forte qui lui permit d'en imposer aux militaires qui dirigeaient l'hôpital.

 

Justice

Le Québec entre l'injustice et le désordre, par Jacques Dufresne

Retour au désordre après l’ordre de Duplessis et la justice de la Révolution tranquille? Goethe a fait à l’humanité le cadeau d’une distinction entre Unordnung (désordre) et Ungerechtigheit (injustice), appelée à marquer les esprits pour longtemps.

Archéologie de la loi - La « Loi » comme marqueur de l’hominisation/humanisation, par Heinz Weinmann

Heinz Weinmann, penseur québécois d’origine allemande, nous fait profiter ici de l’expérience tragique de son pays et de sa vaste culture en nous rappelant que les lois permettent le pire si leur fondement ultime est un gouvernement qui peut être remplacé demain. Mais comment assurer un fondement plus solide aux lois? C’est à cette question, aussi difficile qu’essentielle que Heinz Weinmann tente de répondre, en compagnie des plus grands, de Platon notamment.

La liberté malade du droit, par Yan Barcelo

De la crise financière 2007-09, Yan Barcelo tire ici une précieuse leçon sur la liberté : le droit, de plus en plus au service des droits, a envahi cette sphère morale fondamentale où les responsabilités occupaient une juste place. Il en est résulté une titrisation généralisée. La titrisation consiste à transformer des dettes en investissements, ce qui a entraîné la crise financière. Mon existence même est une dette à l’endroit de la société et de la nature; quand je la mets au service de mes seuls projets individuels, si je l’investis dans de fausses valeurs, je provoque une crise morale et écologique.

De la justice informelle, de la déjudiciarisation

Parmi les questions qui se posent sur la place publique au Québec en ce moment, il y a celle de la justice informelle, laquelle consiste, pour la société, à rendre justice sans passer par les institutions étatiques. Suite à la publication du Procès du droit (1987) et du colloque de l’Agora Le droit en question, (1990),j’ai été invité à participer aux travaux de recherche en vue du Sommet de la Justice de 1992. Il en est résulté un article qui a été intégré aux Actes du Sommet sous le titre de La judiciarisation. Il y est question de la justice informelle. Je constate que l’article a conservé toute sa pertinence. J.D.

L'esprit de procès, par Marc Chevrier et Stéphane Stapinsky 

« Jadis, on intentait des procès à des animaux, charançons, sangsues, rats, scarabées, dauphins, qui finissaient hachés menu par les bourreaux ou excommuniés par les évêques. Depuis, la civilisation s’est raffinée, et on traduit des morts devant la justice. De nouveaux procureurs de la vindicte morale, prenant en exemple des procès d’intention faits à des philosophes et des écrivains célèbres, ont entrepris de passer au crible l’histoire et d’exhumer les crimes oubliés. (...) Notre passé québécois est riche en petits crimes, en petites lâchetés que la rectitude politique, qui croit avoir le vent en poupe, juge impérieux de stigmatiser. » Ce texte, paru au début des années 1990 dans le magazine L'Agora, conserve hélas toute son actualité.

Quelques réflexions sur le rapport des Québécois à la justice, par Stéphane Stapinsky

Il y a quelque chose de pourri au royaume québécois de la justice. De tout temps, on a pris plaisir à critiquer les avocats. Surtout au Québec, dont les élites émanaient traditionnellement des professions libérales. Mais aujourd’hui, c’est le système de justice dans son ensemble qui est perçu négativement par un nombre croissant de personnes. On perd confiance en ses agents. On remet en question son fonctionnement et les sentences qu’il rend, qui sont souvent perçues comme trop clémentes étant donné la gravité des offenses (« sentences bonbons »). On déplore la complexité sans cesse plus grande des lois et règlements. L’accès à la justice devient de plus en plus un luxe, que seuls les mieux nantis peuvent s’offrir. La justice, une affaire pour les riches et les puissants? Dans une démocratie libérale, dont l’une des assises est le Droit, cela pose, force est de le reconnaître, un sérieux problème de légitimité.

Justice (dossier)

Peut-être serait-il préférable de ne même pas tenter de définir la justice. C'est ce que pensait Simone Weil. «Il est, écrit-elle, des mots qui ont toute leur vertu en eux-mêmes, qu'on appauvrit en tentant de leur faire correspondre une conception, ce qu'ils expriment étant inconcevable. Justice est l'un de ces mots.»

Coups de sonde, par Jacques Dufresne

Mégantic et autres poursuites en responsabilité : une réflexion s’impose

Leçons à tirer d’un classique américain sur les poursuites en responsabilité, Les beaux lendemains, de Russel Banks.

L’être, le faire, le pardon, le droit

Plus on réduit la distance entre le faire et l’être, plus le pardon devient difficile.

 

Écologie

Le smartphone et la plume, par Pierre-Jean Dessertine

Si l’humain n’est pas dans la biosphère « comme un empire dans un empire » selon l’expression de Spinoza, ... alors il faut prendre au sérieux l’hypothèse que tout, dans ce qui fait l’homme, dans ce que fait l’homme, dépend de la biosphère, que l’humain ne saurait se déprendre de sa naissance biosphérique – de sa « nature » – quelles que soient les initiatives qu’il prend, quels que soient les artifices techniques dont il s’apprête. Ce qui peut s'exprimer : la biosphère transcende l’homme.

La crise écologique au prisme du cancer, par Pierre-Jean Dessertine

Beaucoup de signes indiquent que la biosphère pourrait disparaître par l’activisme de l’humanité, tout comme l’individu vivant finit par mourir de son cancer. Après tout, une planète sans biosphère, une planète morte, on sait que c’est tout-à-fait envisageable puisque c’est le lot commun de toutes les autres planètes connues.

 

Histoire

Échos du Nouveau-Monde : Jacques de Lesseps revisité, par Pierre Biron

« Qui eut comme père le "père du Canal de Suez"? Qui franchit la Manche en avion pour la seconde fois et survola Montréal et Toronto pour la première fois? Qui effectua les premiers relevés aériens pour cartographier la forêt gaspésienne? Lisez l’histoire de cet as des tout débuts de l’aviation, ce héros de la Première Guerre mondiale, ce pionnier de la photogrammétrie aérienne, qui entra dans l’éternité en s’écrasant dans le St-Laurent entre Métis et Matane à la faveur d’un brouillard sur la péninsule gaspésienne.»

L'amiral du lac Champlain, par Pierre Biron

L'auteur nous fait découvrir une facette méconnue de l’histoire du lac Champlain, au Québec. Il nous présente la vie d'un personnage fascinant, Joseph Payant dit Saint-Onge, premier pilote commercial sur ce lac sous le Régime français, qu'on surnommait « l’amiral de la barque du roi ». Il transporta notamment le naturaliste finno-suédois Pehr Kalm lors de son périple au Canada et se distingua par son courage lors de la Guerre de Sept Ans.

 

Les îlots de l'Agora

Ilot Louis Valcke, par Stéphane Stapinsky

Consacré à ce grand spécialiste de la philosophie de la Renaissance et en particulier de la pensée de l'humaniste Pic de la Mirandole : de nouveaux documents y sont ajoutés régulièrement.

Ilot Lucien Vachon, par Stéphane Stapinsky

Cet îlot traite de la carrière et des idées d'une figure marquante de notre vie intellectuelle. Il s'agit de Lucien Vachon, théologien réputé, premier doyen de la Faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke, qu'il a dirigée durant plus de vingt ans. Du contenu y est ajouté en permanence.

 

Appel aux dons

Nos objectifs

Le souhait de la plupart de nos donateurs est d’assurer la durée et le progrès de notre œuvre. C’est aussi le premier but de la Société des amis de l’Encyclopédie de l’Agora. Regret souvent entendu : trop d’initiatives heureuses restent sans lendemains au Québec.

Grâce à des dons généreux de la dernière heure nous avons dépassé notre objectif de l’an dernier. Il était de 20,000 $, il sera de 25,000 $ cette année. Les besoins croissent encore plus vite.

1) L’Encyclopédie de l’Agora et les divers sites qui s’y rattachent demeurent l’essentiel de l’oeuvre. Des mises à jour s’imposent.
2) La nouvelle Lettre de l’Agora exigera plus de travail
3) Nos vacances furent longues cette année. Nous avons pu jeter les bases d’un important colloque. Nous espérons en tirer des revenus, mais il nous faut d’abord en assurer le démarrage.

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Coordonnées

 

Abonnement ou désabonnement: http://lalettredelagora.org/

Questions ou commentaires: editeurs@agora.homovivens.org

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