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La Lettre de L'Agora, 9 avril 2020

Vol 12 No. 6 - Covid-19 : Souffrance, Mort, Pâques, Phénix, Mahler

Nous tenions à célébrer Pâques avec vous. L’histoire nous a appris qu’en période de pandémie, il faut s’attendre à voir le meilleur et le pire. Sous nos yeux en ce moment, c’est le meilleur qui l’emporte. Il semble que le héros secret en chacun d’entre nous n’attendait que cette occasion pour sortir de sa chrysalide. Chose certaine, les gens, de tous les métiers, sont heureux de se sentir reconnus dans ce qu’ils ont de plus noble. Nous en tirons des leçons auxquelles cette lettre fait écho. Nous apprenons que « les échecs peuvent être transformés en épreuves » et que, comme l’a dit un autre sage, si nous ne sommes pas faits pour le malheur, nous pouvons être faits par lui. Face à cette nature, dont nous apprenons que nous ne pouvons pas la maîtriser aussi facilement que nous avions pris l’habitude de le croire, ne retrouvons-nous pas notre vraie nature ? N’est-ce pas là une résurrection! Joyeuses Pâques!

 

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Pandémie, 9 avril 2020

Journal de pandémie, 8 avril 2020

par Jacques Dufresne

Thèmes : L’exact et le vrai, les décisions cruciales, promesses de pandémie promesses de phobiques, de la diversité biologique à la diversité administrative, la distanciation sociale, perspective historique, acharnement thérapeutique collectif, l’humanisation par les chiffres, le déni américain. L’autarcie alimentaire semble être une belle promesse dans la perspective écologique notamment, mais compte tenu de la misère dans laquelle tombent déjà les pauvres d’ici et d’ailleurs, de la rareté de l’eau dans de nombreux pays, ne faudrait-il pas qu’elle s’accompagne d’une redistribution sans précédent à l’échelle nationale et internationale ?

La leçon anthropologique des chauves-souris

par Antoine Laugrand & Frédéric Laugrand, le 7 avril 2020

Faut-il accuser les chauves-souris de transporter tous les virus du monde ? Les peuples qui vivent au contact de ces animaux nous font entendre bien autre chose. La crise sanitaire témoigne aussi de notre incapacité à collaborer avec ces animaux hors du commun.

Pandémie, une éthique par gros temps

par Jean-Jacques Wunenburger, professeur de philosophie émérite

L’évaluation morale envahit nos consciences, confrontées aux dangers, aux peurs, aux incertitudes, etc. En même temps, la conscience de la valeur de la vie, à mesure qu’elle s’étend et s’intensifie, révèle aussi combien elle est inséparable d’émotions, d’affects, d’imaginaires, de croyances, lui enlevant sa dimension purement cognitive, réflexive, discursive, qu’on a peut-être excessivement mise en avant en éthique.

Totalitarisme politique et totalitarisme sanitaire

Savoir faire face à la toute-puissance de la nature

par Simon Charbonneau, professeur honoraire de droit de l'environnement

Commentaire d’un membre de notre comité de lecture sur ces textes : « J’ai parcouru les deux textes, qui me semblent écrits sous le coup de l’indignation et de l’urgence. Mais si radicaux soient-ils, ils expriment une voix qu’on ne devrait pas cacher ou interdire, d’autant plus que personne ne sait exactement si telle voie prise par un pays ou telle autre est la meilleure. Le concept de totalitarisme sanitaire est un peu excessif. On peut toutefois rappeler qu’un auteur français, philosophe, a déjà donné au concept de totalitarisme un sens très large, soit Jean Vioulac, qui a publié aux PUF, en 2013, La logique totalitaire, Essai sur la crise de l’Occident, une réflexion philosophique de grande ampleur de l’idée de totalisation achevée dans l’État, idée qui a débouché sur les totalitarismes fascistes et communistes, mais aussi, selon l’auteur, sur le totalitarisme démocratique, dans sa forme massifiée et capitaliste, qui arraisonne tout sous la logique de l’argent, et de la technocratie. Voir l’entretien d’Éric Martin avec Jean Vioulac.

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Souffrance et mort

Souffrance

par Jacques Dufresne

Cultiver la souffrance c’est courtiser la mort, mais la refuser c’est fuir la vérité et la beauté. La souffrance pave la voie à la vérité et crée un appel de beauté. Ce que nous comprendrons mieux à travers les témoignages d’Albert Camus et de Simone Weil.

La souffrance et la douleur

par Jacques G. Ruelland, Encyclopédie sur la mort

Ainsi, il existe une différence profonde entre douleur et souffrance. La première est essentiellement physique; la seconde peut être physique ou morale. La douleur est toujours négative; la souffrance peut éventuellement être source de bonheur spirituel ou moral pour certains individus qui y trouvent, malgré tout et quels que soient leurs mobiles, la force de leur sainteté. Les bouddhistes l’ont bien compris, eux qui pensent que la première vérité révélée est que « toute vie est souffrance».

La souffrance en exil

par Éric Gagnon, Encyclopédie sur la mort

Il y a entre parole et silence une dialectique que notre époque tend à oublier, tant elle est obsédée par le bruit, le bavardage, l'information pléthorique. C'est à cette dialectique qu'est consacré l'ouvrage d'Éric Gagnon. La souffrance est un des cinq espaces de circulation de sens où la parole tente de renouer avec le silence pour surmonter son propre emballement. Les quatre autres expériences sont l'enseignement, la politique, la fiction littéraire et l'amour.

Civilisations et mort

par René Dubos, Encyclopédie sur la mort

René Dubos regarde le déclin et la disparition des civilisations dans une perspective à long terme. L'évolution de l'humanité est une succession d'adaptations sociales, tantôt lentes et progressives, tantôt soudaines et brusques. [… ] il perçoit le monde comme un immense laboratoire dont les habitants font renaître et revivre des éléments, importants, et malheureusement abandonnés, des cultures disparues ou en déclin afin de renouveler leurs modes de vie. C'est enfin un regard optimiste, car il repose sur l'espoir et la conviction que rien ne se perd des civilisations disparues, mais que, dans un vaste mouvement de mort et de résurrection, l'humanité, ici et là, aujourd'hui et demain, renaît de ses cendres et se recrée une âme nouvelle.

Pandémie, mort de la mort et philosophie des Lumières

par Mario Ionut Marosan, revue Argument

Toute se passe un peu comme si on n’entendait plus vraiment bourdonner à notre oreille le murmure de la mort, et qu’on ne l’entendait à présent que parce qu’une pandémie semble nous le remettre en pleine face.

Memento mori : les métamorphoses de notre rapport à la mort

par Maxime Huot Couture

Lecture de Louis-André Richard, La Cigogne de Minerve. Philosophie, Culture palliative et Société, Presses de l’Université Laval, 2018.
La cigogne est présentée ici comme le symbole de la réciprocité, de l’intégration volontaire de l’autre dans l’aventure humaine.

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Pâques

Lève-toi et marche ! Miroir des mots, transcription de l’émission No 1032, Pâques 2020.

par Daniel Laguitton

Les mots m’ont manqué pour exprimer le sentiment d’unité que j’ai éprouvé en écoutant cette émission, unité entre la mort et la vie, entre le yin et le yang, la science et la poésie, l’esprit et la matière, les saisons et la liturgie, l’Orient et l’Occident, le medium et le message. Occasion unique de retrouver le texte d’un poème de T.S. Eliot lu sur les ondes par le traducteur : « Ce n’est que par le feu qu’on s’affranchit du feu. » J.D.
Émission diffusée sur Radio VM à 12h30 chaque dimanche, reprise dans la nuit du dimanche au lundi à 1h30, le mardi à 21h et le vendredi à 23h30. On peut aussi l’écouter sur Internet, soit en direct soit via les archives de Radio VM.

Mahler, symphonie no 2, Résurrection

« Mahler tenta à de nombreuses reprises de terminer ce finale sans y parvenir. Puis en février 1894, Hans von Bülow mourut. Mahler assista aux obsèques et, comme il le confia plus tard, il éprouva un choc : « Le chœur, dans la tribune, entama le choral Résurrection. Ce fut comme un éclair et tout devint simple et limpide dans mon esprit ! » De retour à la maison, il s'assit immédiatement et commença les ébauches du finale sur le thème de la résurrection. Une interprétation de Claudio Abbado.

L’immortalité selon Bach

Je n’ai pas de preuve de l’immortalité de l’âme, et je n’en cherche pas, mais je sais que Bach existe et je vis un instant éternel quand, dans la cantate 106, Actus tragicus, il me transmet cette parole du Christ : Heute (aujourd’hui) du wirst (tu seras) mit mir im Paradies sein. Rien n’exclut que ce bel enchantement puisse être, comme certains rêves, un impensable plus vrai que le pensable rassurant ou désespérant. J.D.

Phénix

par Éric Volant, Encyclopédie sur la mort

Alors qu'il ne représentait, au début, que l'apparition et la disparition cycliques du soleil, le phénix devint rapidement un symbole de résurrection. Il incarne l'âme ou l'immortalité dans les différentes iconographies : égyptiennes, chinoises, grecques, romaines, chétiennes. Textes d’Ovide, d’Apollinaire, de Cocteau…
Pourquoi les oiseaux ont-ils été dans tant de cultures le symbole de l’âme ? Parce que dans leurs vols horizontaux, ils ne sont pas guidés par des choix qui risqueraient de les égarer mais attirés par les pôles de leurs migrations ? Parce qu’ils semblent aspirés vers le ciel par sa lumière plutôt que propulsés vers lui par des coups d’aile volontaires ? Efforts pourtant nécessaire. «Ces coups d’aile confus qui font tout ressurgir.» (C.M.)

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Pandémie, février et mars 2020

Les chaînes — brisées — de la transmission - Méditations au bord du lac Nemi

par Marc Chevrier

On invite les jeunes à briser les chaînes de transmission du virus, dans le but notamment d'épargner les vieux, plus vulnérables, mais ces vieux, souvent croisiéristes après avoir été carriéristes, leur ont-ils transmis la richesse, la culture, les valeurs qui pourraient nourrir leur gratitude à leur endroit ? Marc Chevrier nous propose ici une réflexion sur l'évolution des modes de transmission de divers biens. On peut y voir une invitation à profiter de la crise pour opérer un redressement civilisationnel, culturel et politique.

Journal de pandémie, 20 mars 2020

par Jacques Dufresne

Thèmes : Le prix de la vie, Le génie de notre époque, Surmédicalisation et épidémies imprévues, Au secours de la science, Un mal pour un bien ?, Une pandémie spectacle, Distance sociale, Santé parfaite, Un peu de stoïcisme, Le microbe et le terrain, Vie intérieure, La maladie et le mal.Je n'oublierai jamais cet ami qui, branché pour la dernière fois sur son rein artificiel, ne semblait désirer qu'une chose : avoir son tableau préféré en permanence sous ses yeux : L'agneau mystique de Van Eyck. Ne pourrait-on pas accrocher des tableaux aseptisés sur les murs des chambres destinées aux victimes de la covid-19. Le mot d'amour que personne peut-être ne leur aura dit, ce sera cette présence réelle de la beauté.

Journal de pandémie, 24 mars 2020

par Jacques Dufresne

Thèmes : Du bon usage des crises selon Naomi Klein, Fatales erreurs de logique, Rhétorique chiffrée, Conflits de droits : de Platon à Trump, D'abord ne pas nuire, Hippocrate, Injustice et désordre, de Goethe à nous, Catastrophe et démocratie. Naomi Klein pense que les crises sont le moment idéal pour opérer rapidement des changements radicaux qui, en temps normal, exigeraient des années sinon des décennies de débats. Les bateaux de croisière pourraient ainsi devenir des hôpitaux mobiles qui, au lieu d'infecter des pays souvent pauvres, hébergeraient leurs malades.

Semmelweis : pionnier de l'épidémiologie et grand ami des femmes

par Jacques Dufresne

À propos du Semmelweis de Louis-Ferdinant Céline. J'en suis à ma cinquième ou sixième lecture et je m'exclame de nouveau, avec plus d'enthousiasme encore que jadis : voici un livre qui devrait être une lecture obligatoire dans toutes les facultés de médecine et de sciences infirmières.


 

Vaccinologie: un document pour aller au fond des choses

par Pierre Biron

Sollicitude

Encyclopédie de l'Agora

Dans une note au sujet des soins au malade, Valéry nous donne à penser que la sollicitude est la politesse élevée jusqu'à la poésie. « Une précision confiante. Une sorte d'élégance dans les actes, une présence et une légèreté, une prévision et une sorte de perception très éveillée qui observe les moindres signes. C'est une sorte d'œuvre, de poème (et qui n'a jamais été écrit), que la sollicitude intelligente compose.»

Prudence

Encyclopédie de l'Agora

Mais pourquoi les grands philosophes, à commencer par Aristote, ont-ils accordé tant d'importance à cette vertu? Pourquoi l'Église catholique en a-t-elle fait une vertu cardinale? Parce qu'elle est l'art de composer avec les situations complexes où nous plonge l'action. Sans doute aussi parce qu'elle s'apparente au kairos, cette aptitude à saisir l'occasion opportune, que Pindare considérait comme une chose divine.

Kairos

Encyclopédie de l'Agora

«S'il n'y a qu'une façon de faire le bien, il est bien des manières de le manquer. L'une d'elles consiste à faire trop tôt ou trop tard ce qu'il eût fallu faire plus tard ou plus tôt. Les Grecs ont un nom pour désigner cette coïncidence de l'action humaine et du temps, qui fait que le temps est propice et l'action bonne: c'est le Kairos, l'occasion favorable, le temps opportun.»

Contre les sophismes chiffrés

par Jacques Dufresne

Contre les sophismes chiffrés, une logique pour notre temps. Voici le résumé d'un cours de logique donné à des étudiants plus familiers avec les sophismes chiffrés qu'avec les sophismes verbaux. Nous partîmes ensemble à la recherche des diverses manières d'induire les gens en erreur au moyen des chiffres. Voici ce que nous avons découvert. En 1875, les journaux ne contenaient pratiquement aucun chiffre. Dans La Presse, journal fondé à Montréal en 1884, les premières colonnes de chiffres furent consacrées aux taux de mortalité…

L'armée des douze singes, de Terry Gilliam

par Jean-Philippe Costes, Dictionnaire du cinéma anglo-saxon

« Je vous recommande un film aussi brillant qu'en phase avec l'actualité: L'armée des douze singes (Twelve Monkeys), de Terry Gilliam. Sur fond de pandémie, cette oeuvre prophétique nous éclaire sur l'une des plus redoutables maladies qui soient: le "rationalisme fou" de l'humanité.» Dans cet article, Jean-Philippe Costes nous invite à interpréter ce film à la lumière de l'ensemble de la pensée et de l'œuvre de T.Gilliam et en particulier de sa conception de la post-modernité.

Boccace et la peste noire

par Éric Volant, Encyclopédie de la mort,

À Florence en 1348, Boccace assiste au ravage que la peste provoque dans toute l'Europe. C'est cette pandémie, qu'il évoque dans le Décaméron, son chef-d'œuvre, et qui bouleverse radicalement les lieux et les pratiques funéraires.


 

Histoire culturelle des épidémies : quelques leçons à en tirer

par Jacques Dufresne

Rien de plus instructif pour comprendre la condition humaine que de la redécouvrir sous l'angle de l'histoire culturelle des maladies, des épidémies en particulier. Se tissent alors de nouveaux liens entre les guerres, les idées, les croyances, les arts, l'économie, la politique. Les épidémies sont des situations limites qui révèlent les sommets que les hommes peuvent atteindre dans le bien comme les bas-fonds auxquels ils peuvent descendre dans le mal.

Les épidémies à la lumière de la culture médicale

par Jacques Dufresne

Un peu de culture médicale est nécessaire pour faire face adéquatement à une épidémie. Si la vigilance s'impose, un excès de prudence peut déclencher des campagnes de vaccination coûteuses…et plus nuisibles qu'utiles. Ce fut le cas en 2009 lors de la grippe AH1N1. En cas de contagion grave, la littérature peut être d'un grand secours.

On peut mesurer l'importance de la peste dans l'histoire à la place qu'elle occupe dans la littérature. Thucydide, l'un des premiers grands historiens, a raconté la peste d'Athènes survenue en 429. Laure, que le poète italien Pétrarque chanta dans ses poèmes, -- lesquels devaient avoir une grande influence sur la Renaissance française-- mourut pendant la peste de 1348. Georges Simenon, Thomas Mann et Roland Cailleux ont un point commun : avoir fait de la tuberculose le personnage principal de plusieurs de leurs romans. Le plus célèbre de ces romans est La montagne magique de Thomas Mann.



Livres

L'autre, un roman de Charles Le Blanc

par Jacques Dufresne

Au cours de l'un de ses séjours annuels dans sa ville natale, Québec, le Vieux Québec plus précisément, le personnage principal, un professeur d'université, correct à tous égards, rencontre son double, un malheureux qui sème le malheur autour de lui. Le lecteur averti fait le lien avec Le portrait de Dorian Gray, (1890) d'Oscar Wilde. Charles Le Blanc fait également allusion à La Bruyère. Il aime bien lui aussi disserter sur les vertus et les vices après avoir décrit un caractère et c'est l'un des charmes de son livre, un livre qui retenait déjà l'attention aussi bien par l'intrigue, que par la qualité de la langue, une érudition bien exploitée et le sens de la formule : « Aristote disait de l'amitié qu'elle est une âme qui anime deux corps. Faut-il pour cela conclure que l'amour est un corps qui anime deux âmes. »

Invitation à une lecture lente : L'empire en marche, des peuples sans qualités, de Vienne à Ottawa, de Marc Chevrier

par Jacques Dufresne

Je n'ai pas encore terminé la lecture de ce livre du politologue Marc Chevrier, 630 pages bien denses. J'en parle avant l'heure parce que le confinement actuel est propice à l'immersion dans un tel fleuve, métaphore justifiée par le fait qu'il y est question du statut politique du peuple vivant sur les deux rives du Saint-Laurent, mais aussi parce que l'auteur, voyageur lui-même, nous invite, avec un talent de romancier, à parcourir l'histoire des concepts clés de la vie politique : État, nation, empire, fédération, confédération. Tout n'a-t-il pas déjà été dit sur ces sujets? J'ai déjà appris tant de choses dans ce livre, par des voies imprévues, que je peux répondre à cette question par un non catégorique. Le cours du livre ressemble toutefois plus à celui du Danube qu'à celui du St-Laurent, les méandres y sont plus nombreux, les villes et les pays traversés plus variés. C'est ce qui fait le charme et l'intérêt du livre. ( Suite dans la prochaine lettre.)

La raison et la vie, livre de Jacques Dufresne

Un écho dans le journal Le Devoir

"L'auteur a toujours été, dans sa pensée comme dans son action, à la recherche d'une maturité reposant sur l'harmonie entre la raison et la vie, avec la conviction croissante que toutes les zones d'interaction de l'une et de l'autre sont interdépendantes. Ces zones d'interaction, il les appelle paysages : naturel, intérieur, social. « Par exemple, écrit-il, entre le sol brutalisé par une certaine agriculture industrielle, le psychisme individuel colonisé par les experts et soumis au conditionnement et une société civile réduite à une peau de chagrin parce que coincée entre un marché tentaculaire et un État interventionniste, l'analogie est frappante. Ce qui veut dire qu'advenant un déséquilibre qui défavorise la vie dans le paysage naturel, comme c'est le cas aujourd'hui, on ne saurait remédier à un tel mal sans lutter contre le même déséquilibre dans les deux autres paysages. Quel que soit le paysage auquel on s'intéresse d'abord, la prise en compte des deux autres s'impose."

Extraits du livre sur les principaux thèmes

Écologie

Éducation

Politique

Religion

Santé

Science


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